La Procrastination

"La procrastination (du latin pro, qui signifie "en avant" et crastinus qui signifie "du lendemain") est une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non). Le "retardataire chronique", appelé procrastinateur, n’arrive pas à se "mettre au travail", surtout lorsque cela ne lui procure pas de satisfaction immédiate." (Source : Wikipédia)

Il va de soi que les tâches remises au lendemain sont celles que la personne n’apprécie pas.

Le procrastinateur sait intimement qu’il devra finalement réaliser la tâche qu’il reporte à répétition. Le fait de la remettre à plus tard monopolise inutilement une partie de son esprit et cela jusqu’à ce qu’il agisse pour s’en libérer ; d’une certaine manière, la Procrastination est un "auto-emprisonnement de soi".

Au contraire, la Procrastination peut être choisie. En effet, il se peut que nous ayons de bonnes raisons de reporter la réalisation d’une tâche au lendemain. Par exemple, il peut s’agir d’un choix stratégique (estimation d’un temps insuffisant pour effectuer le travail, autre tâche plus urgente privilégiée…) Il y a Procrastination lorsque le report de l’action à accomplir est répétitif, jour après jour, et que son évitement résulte de la volonté de la personne de ne pas être confrontée à la gêne qu’elle y associe. En fait, chacun doit savoir et se souvenir que l’action libère et que les peurs disparaissent par l’action.

"La peur est le sentiment qui précède les grandes réalisations."

"Une fois pris dans l'événement, les hommes ne s'en effraient plus.
Seul l'inconnu épouvante les hommes."
Antoine de Saint-Exupéry.

Réfléchissez un instant à la signification de ces citations et à leur potentiel !

En intégrant cette philosophie, vous reconnaissez implicitement que la peur est un sentiment humain normal et ordinaire qu’il faut accepter et mieux, vous en faites un moteur !

L’Inconscient est paresseux et la majorité de nos actes sont gouvernés par deux forces : la douleur et le plaisir. Ainsi, la majeure partie de nos décisions et de nos comportements visent à éviter ce que l’on croit (subjectivement ; voir le cours sur les Croyances) être source de douleur et à rechercher ce que l’on croit être source de plaisir. Je précise que ces deux termes sont à interpréter dans leur sens le plus large.

Par exemple, la douleur peut correspondre à :

- La frustration.

- L’effort que nous ne ferions pas en temps normal, donc le fait de "sortir de sa zone de confort".

Quant au plaisir, il concerne la satisfaction immédiate.

En acceptant une douleur à court terme (par exemple, en faisant cet effort inhabituel), nous pouvons obtenir un résultat positif, donc du plaisir, à moyen et long terme. En cela, la douleur devient une alliée.

Exercice

Prenez une feuille de papier et répondez aux questions suivantes :

- Quelle(s) tâche(s) êtes-vous conscient de procrastiner par évitement de l’inconfort ?

- Fixez à présent une date à laquelle vous vous engagez à effectuer cette(ces) tâche(s).

Constant WINNERMAN

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *